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Si les terroristes qui avaient attaqué l’avion qui transportait le Premier ministre Guillaume Kigbafori Soro, ce vendredi 29 juin 2007, avaient réussi leur coup, ils auraient par la même occasion fait basculer le cours de l’histoire politique de la Côte d’ivoire dans un contexte de sortie de crise politico-militaire.

Ce 29 juin 2007, le biréacteur de la flotte ivoirienne de type F100, en provenance d’Abidjan pour Bouaké, avait à son bord Guillaume Kigbafori Soro et 43 autres personnes. La mission du jour, consistait pour le chef du gouvernement, à installer les magistrats en vue de l’opération des audiences foraines. Et cela en sa double qualité, de premier responsable du processus de sortie de crise.

Et l’avion a essuyé des tirs à son atterrissage sur le tarmac de l’aéroport de Bouaké. Cette attaque a troublé la quiétude des populations de Bouaké. Aussitôt, l’information s’est emparée de la ville comme une trainée de poudre. Chacun y allait de son commentaire. Et cela a contribué à enfler les rumeurs sur l’atteinte à l’intégrité physique du chef du gouvernement, par ailleurs premier responsable des Forces nouvelles. Le grand marché avait fermé. Les boutiques, les commerces, tous ont baissé leurs rideaux. Après le branle-bas des populations qui cherchaient à regagner leurs domiciles, les rues ont commencé à être désertes pour laisser place aux Forces de sécurité des Forces nouvelles, toutes lourdement armées.

Bouaké affiche désormais le visage d’une ville sous la menace d'une attaque imminente d’envergure. Dorénavant, c’est une atmosphère pesante et angoissante qui plane sur la citée. Les habitants semblent renouer avec la peur constante des attaques et voir leur quotidien de nouveau bouleversé et surtout leur sécurité compromise avec l’assassinat de Guillaume Soro, devenu Premier ministre, au terme des Accords politiques de Ouagadougou.

SAUVE-QUI-PEUT

C’est un communiqué de Guillaume Soro intervenu quelques moments après l’attaque qui va décrisper l’atmosphère de guerre qui s’emparait de la ville de Bouaké. Cette déclaration a eu son pesant d’or. Une ville sous la menace d'une attaque de guerre est un lieu où la vie quotidienne était en train d’être suspendue, a de nouveau renoué avec l’espoir, lorsqu’ils ont appris que Guillaume Soro a maintenu de son agenda du jour qui consistait à venir installer les magistrats pour le début de l’opération des audiences foraines.

Il faut faire savoir que ce jour-là, heureusement, grâce à la réaction mesurée et pacifique de Guillaume Soro, le pire a été évité. Lors des journées de compassions qui ont suivi, l’on a pu se rendre compte du soutien dont a bénéficié le Premier ministre. Les témoignages des survivants et des proches des victimes soulignent l’impact positif de son intervention dans la prise en charge des personnes touchées par cet attentat. Il est clair que sa présence et son soutien continuent d’être importants pour ceux qui ont été affectés par cet événement tragique.

En commémorant cet événement chaque année, la population se souvient de l’importance de la paix et de la solidarité, et reconnaît le courage et la résilience des survivants. Il est crucial de continuer à honorer la mémoire des victimes de cet attentat et à soutenir ceux qui ont été touchés par cette tragédie.