À l’occasion de sa réunion du samedi 27 juillet 2024, le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) s’est intéressé à plusieurs sujets marquants de l’actualité socio-politique internationale et nationale.
✓ 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐢𝐱 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞
Le Cadre restreint de GPS note que l’événement mondial par excellence du moment, et à tous égards, est incontestablement les Jeux Olympiques (JO) qui se déroulent en France et dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu le samedi 26 juillet dernier. À l’évidence, l’on peut s’accorder, plus ou moins, à considérer que l’idée de tels jeux remonte à la nuit des temps.
En effet, l’histoire des Jeux Olympiques date d’environ 3000 ans avant notre ère, dans le Péloponnèse à Olympie en Grèce, lieu de festivals à la fois sportifs et religieux.
Ces jeux étaient organisés dans un esprit de fair-play où la convivialité donnait lieu à des rencontres fraternelles et amicales, loin des pouvoirs étatiques du moins, tels que nous les connaissons aujourd’hui.
Cependant, l’on peut être également convergent à penser que c’est bien M. Pierre de Coubertin, historien et pédagogue français qui en créant, le premier, le Comité International Olympique (CIO) le 23 juin 1894 et en assurant la présidence de 1896 à 1925, va insuffler une allure rayonnante au mouvement olympique avec pour ambition de bâtir un monde meilleur grâce au sport, à travers des projets innovants de rénovation des Jeux Olympiques pour les ouvrir à la diversité et à la pluralité. Les JO ont, depuis lors, été facteur de rapprochement des peuples, au-delà de toute considération politique, et une occasion de l’exaltation culturelle et civilisationnelle. Du moins, c’est ainsi qu’ils se sont donnés à apprécier.
À la lumière de l’édition actuelle organisée à Paris, il convient d’examiner ensemble ce que sont devenus ces jeux.
D’emblée, l’on peut s’outrer qu’en violation de toute base légale internationale des Nations Unies, la France, pays organisateur avec la complicité du Comité International Olympique, ait décidé d’exclure les athlètes russes et biélorusses des cérémonies des JO et de ne pas comptabiliser les médailles remportées par ces derniers dans le classement des nations. Cette situation éminemment politique, d’injustice flagrante, porte atteinte à ce que devraient être ces jeux, à savoir une occasion formidable de célébrer la félicité des peuples, des civilisations et des nations. En obéissant à des injonctions autres que sportives, le CIO devient un outil de propagande politique, où la loi du dominant de l’heure s’impose sans vergogne. Au lieu d’être un vecteur de cohésion, de telles mesures sont la cause de ressentiment et de division.
En effet, les Jeux Olympiques sont, plus que jamais, sortis de leur philosophie d’unité et de rassemblement des peuples du monde dont la volonté est de se soumettre aux exigences de la saine émulation.
Ensuite, en décidant d’organiser une cérémonie d’ouverture en commettant le sacrilège de parodier la sainte Cène, alors que rien ne l’y obligeait, le CIO prend la responsabilité d’outrager des milliards de citoyens chrétiens à travers le monde. Cette provocation gratuite, mais gravement offensante pour tous les chrétiens du monde entier, contribuera à déprécier la philosophie originelle des Jeux Olympiques et leur objet en ce XXIe siècle.
Cette situation n’est pas sans rappeler celle de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) qui, en s’éloignant de son objet originel et en se soumettant aux injonctions d’une élite extrémiste et belliqueuse de chefs d’État, l’a condamnée à une agonie lente, mais vraisemblablement irrémédiable.
GPS adresse ses mots de sympathie à l’endroit des chrétiens dans le monde qui ont vu ainsi leur foi bafouée.
GPS appelle au respect de toutes les religions tout en garantissant le principe de la laïcité de l’État.
GPS demande que le CIO revienne à ses missions originelles et aux fondamentaux de ses textes dans toute la rigueur de la loi, notamment au point 5 de sa charte stipulant « d’agir dans le but de renforcer l’unité du Mouvement olympique, de protéger son indépendance, de maintenir et de promouvoir sa neutralité politique et de préserver l’autonomie du sport ».
✓ 𝐃𝐞 𝐥’𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐩é𝐭𝐫é𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐦𝐢𝐥𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐦é𝐞 𝐭𝐨𝐠𝐨𝐥𝐚𝐢𝐬𝐞
Le 20 juillet 2024 aux environs de 15h GMT, le poste opérationnel avancé de Kpinkankandi, situé à huit kilomètres au nord du village de Koundjoaré au Togo, a été victime d’une attaque terroriste. Les terroristes, lourdement armés à bord de véhicules et de motos, ont encore endeuillé une douzaine de familles de soldats. Cette attaque a été revendiquée par le groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (JNIM).
GPS apporte sa compassion aux familles éplorées et marque sa solidarité avec le peuple togolais.
GPS relève avec gravité et inquiétude que, comme une pieuvre qui étend ses tentacules, le terrorisme se répand progressivement dans toute la sous-région ouest-africaine. Le constat est amer. Les pauvres populations civiles font les frais de massacres horribles et la CEDEAO semble incapable d’y apporter une solution commune satisfaisante. Elle, pourtant prompte à faire la guerre à ses propres membres quand il s’agit de réinstaller au pouvoir un de ses Chefs d’Etats, déchu, plutôt que de protéger les peuples pour lesquels ils sont supposés gouverner. C’est justement en de telles circonstances tragiques qu’il faudrait brandir la force dite en attente de la CEDEAO.
GPS invite le Président Ouattara à mettre à disposition les bataillons qu’il disait disponibles pour faire la guerre au Niger, mais cette fois, pour soutenir le peuple togolais en lutte contre les terroristes.
✓ 𝐃𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐜𝐨𝐧𝐧𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐲𝐬𝐭è𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐮𝐚𝐧𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐧𝐟é𝐝é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 É𝐭𝐚𝐭𝐬 𝐝𝐮 𝐒𝐚𝐡𝐞𝐥 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐓𝐨𝐠𝐨
Les pays de la Confédération des États du Sahel ambitionnent de renforcer leurs relations commerciales avec le Togo et prévoient de l’associer à leur projet d’interconnexion des systèmes douaniers. Ils ont, dans cette dynamique, convié le Togo à la réunion des directeurs généraux des douanes des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), le mardi 23 juillet 2024 à Niamey au Niger. À cette rencontre, des décisions majeures ont été prises pour sécuriser le transit entre les États membres. Ils ont de fait « instruit leurs équipes techniques de tout mettre en œuvre pour faire de l’AES, un espace douanier interconnecté ».
GPS salue cette initiative qui ne fait que concrétiser la coopération sud-sud que nous appelons de tous nos vœux.
GPS regrette, cependant, que cette opération dût s’opérer par défaut et en remplacement de schémas historiques de coopération tant au niveau bilatéral qu’au niveau des organisations sous-régionales.
- 𝑫é𝒗𝒐𝒊𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒆 𝒃𝒐𝒏 𝒗𝒐𝒊𝒔𝒊𝒏𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒖 𝑷𝒓é𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕 𝑯𝒐𝒖𝒑𝒉𝒐𝒖ë𝒕-𝑩𝒐𝒊𝒈𝒏𝒚 𝒑𝒂𝒓 𝒔𝒆𝒔 « 𝒉é𝒓𝒊𝒕𝒊𝒆𝒓𝒔 »
Dès l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le premier Président de la République, Félix Houphouët-Boigny, a noué avec sagesse une politique de bon voisinage, caractérisée par le respect et la considération des pays frontaliers frères. Dans le cadre de cette politique, la Côte d’Ivoire a octroyé des avantages préférentiels aux pays de l’hinterland afin de faciliter le transit de leurs produits importés par le port autonome d’Abidjan. Ces facilités ont permis de décupler le commerce entre la Côte d’Ivoire et ces pays. Et pour encadrer cette coopération économique florissante, plusieurs accords douaniers ont été signés, notamment en vue de fluidifier davantage les échanges.
De plus, pour renforcer cette communauté de destin économique entre notre pays et ses voisins du Sahel, le Président Houphouët-Boigny a ouvert les organes de décision de la communauté portuaire à certains pays comme le Burkina Faso afin d’y siéger. Cette politique de bon voisinage a si bien fonctionné que jamais les pays de l’hinterland n’ont songé à se départir du port autonome d’Abidjan, et ce, malgré les crises militaro-politiques survenues avec leurs lots et leurs cortèges de désagréments.
À présent, en se rapprochant du Togo, les pays de la Confédération des États du Sahel se détournent du port autonome d’Abidjan, marquant ainsi leur désapprobation de la politique de mauvais voisinage actuel du régime RHDP, qui reste aux antipodes de celle du Président Félix Houphouët-Boigny.
- 𝑪𝒂𝒎𝒐𝒖𝒇𝒍𝒆𝒕 𝒂𝒖 𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉é 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒖𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑪𝑬𝑫𝑬𝑨𝑶 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝑼𝑬𝑴𝑶𝑨
L’interconnexion des douanes des pays de la Confédération des États du Sahel et du Togo est également un camouflet pour la CEDEAO et l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) dans la construction de leur marché commun respectif de 414 millions d’habitants et 138 millions de potentiels consommateurs.
En effet, ces deux organisations sous-régionales d’intégration économique ambitionnent de construire des marchés communs, chacun dans son espace avec une harmonisation des procédures et des tarifs douaniers afin de faciliter la libre circulation des hommes et des biens. Mais surtout, pour éviter d’avoir une zone économique avec des mesures administratives étatiques différentes, disparates et désordonnées d’un pays à l’autre.
C’est pourquoi, en adoptant des positions politiques hasardeuses et bellicistes à l’encontre des pays de la Confédération des États du Sahel, la CEDEAO et par effet d’entrainement l’UEMOA mettent un coup d’arrêt à la réalisation de ces marchés communs. En conséquence de quoi, les pays de la Confédération des États du Sahel ont été contraints de s’organiser afin d’éviter un étouffement de leurs économies. Par la signature de cet accord d’interconnexion entre les pays de la Confédération des États du Sahel et le Togo, c’est l’échafaudage économique de ces deux organisations sous-régionales qui s’écroule.
GPS considère qu’il est faux de penser que les pays de la Confédération de l’AES disparaîtront de la surface de la terre du fait de leur retrait de la CEDEAO.
C’est pourquoi, GPS recommande au gouvernement ivoirien de renoncer à la condescendance, de tisser de meilleures relations et de dépêcher une mission économique auprès de la Confédération aux fins de conclure des accords stratégiques avec elle, au risque de voir mourir par inanition certains des fleurons de notre jeune économie.
✓ 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐫é𝐚𝐥𝐢𝐭é 𝐝𝐮 𝐪𝐮𝐨𝐭𝐢𝐝𝐢𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧𝐬 : 𝐥𝐚 𝐂ô𝐭𝐞 𝐝’𝐈𝐯𝐨𝐢𝐫𝐞, 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐝𝐢𝐬 𝐨𝐮 𝐦𝐢𝐫𝐚𝐠𝐞 ?
La Côte d’Ivoire, censée être un « paradis sur terre » selon la prétention du Gouvernement ivoirien, est aujourd'hui le théâtre d’une réalité qui contraste fortement avec l’image idyllique véhiculée par une communication officielle trompeuse et mensongère. Derrière les chiffres mirobolants au sujet de la croissance économique et derrière les milliers de milliards empruntés se cache une réalité amère et douloureuse, soigneusement dissimulée par un régime corrompu.
Notre pays fait face à une résurgence inquiétante du VIH/SIDA, avec une augmentation de 40 % des cas chez les jeunes de 15 à 25 ans, selon les résultats d’une enquête du ministère de la Santé révélés par Radio France Internationale (RFI). Ce fléau, longtemps contenu, reprend de l’ampleur, menaçant gravement l’avenir de notre jeunesse.
L'explosion des cas de dengue dont notre pays subit la septième vague depuis 2009 et la recrudescence des cas de paludisme, témoignent des conditions sanitaires précaires et déplorables dans lesquelles vit la majorité des Ivoiriens.
L'insécurité connaît également une augmentation préoccupante. Chaque jour apporte son lot d'agressions violentes perpétrées par des groupes criminels organisés ou par des gangs de jeunes désœuvrés, que ce soit à pied ou à moto. Nos villes et villages, jadis sereins, sont désormais plongés dans un climat d’angoisse et de violence, alors que le gouvernement prétend que notre indice de sécurité est comparable à celui de Genève en Suisse ou de Singapour. Qui oserait croire à une telle farce ?
Pis, le gouvernement lui-même devient acteur de cette forme de criminalité en recourant à des civils armés de machettes, de gourdins et d’armes à feu pour expulser des populations et détruire leurs habitations, comme on l’a encore constaté à Adjamé-Village.
Les récentes inondations à Abidjan, causant des pertes humaines tragiques, vingt-quatre (24) morts en dix (10) jours selon un média international en date du 24 juin 2024 et la destruction massive d’immeubles, mettent en lumière l’incapacité chronique du gouvernement à gérer les crises naturelles, malgré les centaines de milliards de nos francs prétendument investis dans les infrastructures urbaines. Ces tragédies humaines illustrent la corruption endémique et le mépris des vies humaines sacrifiées sur l’autel du profit et de l’indifférence.
Dans un tel contexte, il n’est pas surprenant que le taux de suicide des Ivoiriens ait atteint des sommets inédits, révélant une désespérance sociale et une détresse psychologique alarmantes. Derrière la façade officielle, nos compatriotes meurent de tristesse et d'angoisse. Selon une étude de l’unité de médecine légale du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Treichville, rendue publique le 26 janvier 2023, la Côte d’Ivoire se classe au troisième rang des pays où le taux de suicide est le plus élevé en Afrique. Les récents suicides, auxquels nous assistons impuissants, en sont la preuve indéniable.
Fuyant ce qui leur apparaît comme une prison à ciel ouvert, de nombreux jeunes Ivoiriens, en quête d’un eldorado européen, continuent de périr dans le désert ou la mer Méditerranée, alors que notre pays est présenté à l’étranger comme un « paradis ». Leurs déchirants appels à l’aide diffusés sur les réseaux sociaux en direction des autorités ivoiriennes qui les ont abandonnés à leur sort, suscitent émoi et déchirement au sein de la population, mais restent souvent sans réponse desdites autorités.
Notre pays abrite plus de mille (1000) sites d’exploitation artisanale et illégale de l’or, affectant la vie de plusieurs centaines de milliers de personnes. La consommation du poisson provenant de nos fleuves est désormais impossible en raison du cyanure et du mercure utilisés par les orpailleurs pour traiter les minéraux, puis rejetés dans les cours d’eau, contaminant rivières, marigots et nappes phréatiques. Cette activité cause également la destruction des niches écologiques en dégradant le couvert végétal et en anéantissant certaines populations animales locales. Les arbres sont abattus sans précaution pour soutenir les puits d’orpaillage et fournir du bois de chauffe. L’eau potable est utilisée pour laver les résidus d’or, tandis que les puits abandonnés et les produits chimiques déversés polluent les ressources en eaux souterraines et les sols. Cette contamination entraîne l’érosion des sols, leur infertilité, la pollution par les déchets solides et liquides, et dégrade gravement l’agriculture et la faune. L’or tue nos parents.
Il est temps de gratter la façade des projets tape-à-l'œil pour révéler la dure vérité : la misère et les souffrances de nos compatriotes sont omniprésentes. La Côte d’Ivoire mérite un gouvernement à visage humain, responsable, capable de faire face aux défis réels, de garantir la sécurité, la santé et le bien-être de chaque citoyen.
✓ 𝐃𝐞 𝐥𝐚 𝐫é𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭 𝐝’𝐞𝐱𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐜𝐚𝐦𝐩 𝐝'𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚î𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐚𝐫𝐦é𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐧ç𝐚𝐢𝐬𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐨𝐮𝐦𝐨𝐝𝐢
Le 17 juillet 2024, la chefferie et des cadres des localités de Toumodi et de Djèkanou ont exprimé, au cours d’une réunion, une vive protestation contre les activités de l’armée française sur leurs territoires. Ces populations s’opposent au projet d’extension du camp d’entrainement des soldats français qui devrait passer de 2500 à 7000 hectares.
En effet, en plus d’être spoliées ainsi de leurs terres cultivables, lesdites populations sont confrontées à des problèmes de sécurité en raison des tirs d’armes à feu qui font souvent des victimes humaines, et ce, dans l’impunité totale.
Tout en marquant sa solidarité sans faille aux populations victimes, GPS se propose d’envoyer une mission d’information auprès des populations et subséquemment se prononcera avec pertinence.
✓ 𝐃𝐞 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 à 𝐥’𝐮𝐧𝐢𝐭é 𝐝𝐞 𝐥’𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐏𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐋𝐚𝐮𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐆𝐛𝐚𝐠𝐛𝐨
Le Cadre restreint de GPS a pris connaissance de l’appel à l’unité de l’opposition lancé le 14 juillet 2024 à Bonoua, par le Président du Parti des Peuples Africains (PPA-CI), M. Laurent Gbagbo. Cet appel a été analysé avec attention et fera l’objet d’un communiqué spécifique.
✓ 𝐃𝐮 𝐜𝐢𝐧𝐪𝐮𝐢è𝐦𝐞 𝐚𝐧𝐧𝐢𝐯𝐞𝐫𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐮𝐯𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧 𝐆𝐏𝐒
Le 26 juillet 2024 a marqué les cinq (5) ans de la naissance de GPS. Cinq pénibles années passées dans la résistance face à la brutalité d’un régime totalitaire. Notre mouvement a payé et continue de payer un lourd tribut de la liberté et de l’État de droit. Certains de nos militants ont été assassinés, un nombre demeure en prison et d’autres encore en exil. Nous devons leur rendre un vibrant hommage. Rien que pour cela, la marche doit se poursuivre. Nous devons, malgré l’adversité, continuer de rester débout, unis et solidaires, pour poursuivre l’œuvre que nous avons entamée pour l’édification d’une nation réellement démocratique.
Il est aussi important que nous marquions un arrêt pour mener la réflexion critique et autocritique de ces cinq années d’existence. Les activités prévues dans le cadre de cette commémoration se tiendront après les Jeux Olympiques.
En effet, en vue de soutenir nos athlètes engagés dans cette importante échéance sportive, le Cadre restreint a donné congé à ses membres. Les réunions reprendront le dernier samedi du mois d’août 2024.
𝐅𝐚𝐢𝐭 à 𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧, 𝐥𝐞 𝟑𝟏 𝐣𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞𝐭 𝟐𝟎𝟐𝟒
𝐋𝐞 𝐂𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐫𝐞𝐢𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐆é𝐧é𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐏𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐒𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 (𝐆𝐏𝐒)
