Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) s’est réuni ce samedi 06 septembre 2025, sous la présidence de M. Guillaume Kigbafori Soro, Président du Mouvement.

Cette importante rencontre, qui marque la reprise de ses activités après une pause, a été essentiellement consacrée à l’analyse de la conjoncture politique nationale à quelques encablures de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025.

La réunion du Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a pris la pleine mesure du désastre qui se profile à l’horizon, avant de définir la posture du mouvement face à la forfaiture en cours.

Du chaos ouattarien.

Le Cadre restreint constate avec gravité que la Côte d’Ivoire s’achemine malheureusement vers une nouvelle crise politique majeure. Par son obstination à briguer un quatrième mandat, après avoir déjà imposé un troisième mandat illégal en 2020, Monsieur Alassane Ouattara engage la Nation sur une voie périlleuse, menaçant même sa survie.

En effet, en 2020, le troisième mandat braqué par Monsieur Ouattara fut un viol manifeste de la Constitution, obtenu non par le droit mais par la force, par les massacres de civils, la répression brutale et l’exclusion des principaux candidats. Ainsi, l’élection présidentielle a-t-elle été transformée en une tragédie politique et humaine.

Le projet de quatrième mandat s’inscrit dans la continuité de cette dérive totalitaire et tyrannique. Il consacre la volonté de confiscation du pouvoir en instaurant une présidence à vie déguisée, une monarchie électorale et une dynastie politique.

De l’unité de l’opposition pour faire front contre la dictature.

Face à la tyrannie, le Cadre restreint regrette que l’opposition continue d’avancer en rang dispersé, sans concertation véritable sur les grands enjeux, pour opposer une réponse unifiée au pouvoir. Cela nourrit le mépris du régime. Il est évident qu’une opposition fragmentée ne peut inspirer ni crainte ni respect. Incapable de se réunir dans un cadre stratégique commun, elle offre ainsi au régime une résistance dispersée. Il est encore temps pour qu’elle se ressaisisse et qu’elle réalise la nécessaire union face à la dictature, au-delà de ce qui peut accessoirement la diviser.

De la posture de Générations et Peuples Solidaires (GPS) face à la présidentielle d’octobre 2025.

Le Cadre restreint rappelle que la position adoptée par l’instance suprême du Mouvement, la Conférence Nationale d’Expression Citoyenne (CNEC), au lendemain de l’élection présidentielle de 2020, a été de ne point reconnaître, au nom de la loi fondamentale, Monsieur Alassane Ouattara comme président élu, légal et légitime de la Côte d’Ivoire. À ce titre, GPS a refusé conséquemment de participer et de cautionner les législatives et les municipales. Peut-on, aujourd’hui, agir différemment sans se renier ?

En violant la Constitution ivoirienne et en imposant un troisième mandat inconstitutionnel, Alassane Ouattara s’est lui-même mis hors la loi.

Il s’ensuit que les institutions qu’il a mises en place ne peuvent échapper à ce vice originel : elles portent elles aussi la marque de l’illégalité et de l’illégitimité. Et la maxime de droit ex injuria jus non oritur, le droit ne peut naître de l’illégalité, nous l’enseigne fort à propos. L’illégalité ne saurait engendrer la légitimité. Dès lors, comment prétendre participer à des élections que l’on sait viciées à la racine, puis en contester les résultats par la suite ? Une telle contradiction, loin de servir le peuple, ne ferait que renforcer le système que l’on dénonce.

Accepter de se soumettre au jugement d’un Conseil constitutionnel originellement illégal, c’est se condamner d’avance.

Participer à la présidentielle organisée par ce même système illégal et illégitime ne serait pas seulement une incohérence, mais constituerait une compromission politique et morale.

La ligne de GPS est limpide : M. Ouattara occupe illégalement le palais présidentiel. Prendre part à cette forfaiture électorale reviendrait à la légitimer.

✔ La vertu comme ligne directrice.

Le Cadre restreint rappelle que GPS est né pour incarner la clarté, la constance, la cohérence et la vertu. GPS n’est pas un mouvement opportuniste : c’est un mouvement de reconstruction.

Oui, la vertu coûte. Mais elle seule peut engendrer une alternative crédible et durable.

La mission de GPS n’est pas de rechercher les honneurs électoraux, mais de demeurer fidèle à la cohérence doctrinale.

Générations et Peuples Solidaires (GPS) ne se réduit pas à une stratégie électoraliste. Sa mission est noble, plus haute et plus ambitieuse : refonder les bases politiques et éthiques de la Côte d’Ivoire pour ouvrir la voie à une véritable rupture démocratique.

Face au chemin de la compromission facile, GPS choisit celui, certes difficile, de la fidélité aux principes. Il fait le choix de la vérité, même au prix de l’isolement, car l’histoire retient toujours les trahisons mais honore la constance.

Il considère que seule cette posture donnera naissance à une Côte d’Ivoire véritablement libre. Refuser de participer à un processus de forfaiture, vicié, ce n’est pas fuir : c’est refuser d’être complice.

Générations et Peuples Solidaires (GPS) entend rester le mouvement de l’intelligence, de la cohérence, de la rigueur morale et de la constance.

Il assume d’être minoritaire aujourd’hui, pourvu qu’il soit l’artisan de la victoire morale demain.

La fidélité aux principes demeure la seule boussole du vrai leadership à GPS.

Des orientations de Générations et Peuples Solidaires (GPS).

Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) réaffirme sa pleine adhésion et sa participation à toutes les activités initiées par les partis de l’opposition, notamment par la plateforme « Trop c’est trop ». Il appelle ainsi ses militants à rejoindre toutes les mobilisations organisées dans ce sens.

Générations et Peuples Solidaires (GPS) réaffirme son attachement indéfectible à la souveraineté du peuple, au respect scrupuleux de la Constitution, et à l’alternance démocratique comme socle de toute République digne de ce nom, et en appelle au réveil du peuple ivoirien.

À ce moment crucial de notre histoire, le peuple ivoirien, dans sa sagesse et son courage, ne peut ni courber l’échine ni détourner les yeux. Il doit se tenir debout, fidèle à sa tradition de dignité et de résistance, pour défendre, par tous les moyens pacifiques, constitutionnels et citoyens, sa liberté menacée et sa souveraineté confisquée.

Fait à Abidjan, le 08 septembre 2025.

Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS).