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De l'avis de tous les observateurs, le chef de l'État sortant sera candidat à sa propre succession, sauf cataclysme. Le subterfuge des éléments de langage dans la communication de ses militants ne saurait distraire toute personne désireuse de réfléchir sereinement. Du coup, nous pensons qu'il serait juste de lire l'attitude de Monsieur Alassane Ouattara et de son parti comme un aveu d'échec à préparer, depuis quinze ans, sa succession. Ce désaveu des cadres de son clan risque de plonger le pays dans une nouvelle crise.
En effet, la parole publique du chef de l'État a cessé de convaincre l'opinion nationale et internationale des vœux pieux qui l'ont conduit à la tête de notre pays. Après avoir demandé cinq ans pour sortir la Côte d'Ivoire de la pauvreté, la réalité de l'endettement économique, la cherté de la vie, les déguerpissements inopinés ont révélé la vraie nature de Monsieur Ouattara, un véritable assoiffé de pouvoir. Devant ses échecs, l'ultime option semble être, mourir au pouvoir. Pour y parvenir, il lui faut museler les cadres de son parti en tuant en eux toute velléité de candidature tant qu'il sera vivant.
Une telle posture indique clairement que l'homme, Alassane Ouattara, n'est ni un démocrate ni un houphouétiste au sens où il tolérerait le dialogue au sein de son parti, à plus forte raison au niveau national. C'est pourquoi, avec la menace à peine voilée de réprimander, voire de sanctionner durement quiconque s'y hasarderait, un laudateur comme Adjoumani Kobenan indique clairement que personne n'oserait annoncer sa candidature au sein du RHDP. Il n'est donc pas étonnant de voir la levée de bois vert contre Adama Bitogo, soupçonné de vouloir briguer la magistrature suprême alors que Ouattara est encore vivant.
Par ailleurs, Monsieur Alassane Ouattara a eu le temps de se trouver un successeur au sein de la fictive demi-douzaine toujours évoquée comme à l'émission "Bonjour deux mille inconnues". C'est juste une stratégie visant à donner l'impression à quelques rêveurs qu'ils peuvent être choisis pour représenter les couleurs du RHDP à la présidentielle. Ce refrain rébarbatif, « demi-douzaine », est en réalité un rappel de l'incompétence des nombreux cadres qui pullulent au RHDP. En plus de leur incompétence, ces cadres manquent de courage politique pour se décider. Ayant pris le temps d'observer ses proches, Monsieur Ouattara a, sans doute perçu chez Guillaume Soro, les qualités qui manquent à ses collaborateurs d'aujourd'hui. Il fallait donc l'éloigner de la Côte d'Ivoire pour mieux disposer des couards à sa guise.
En tout état de cause, il ressort des errements langagiers du RHDP, l'amer constat d'un groupement abonné à la violence pour se maintenir au pouvoir. Pourtant, son leader avait promis d'offrir aux ivoiriens un État de droit. Face à ce qu'il convient d'appeler une trahison du peuple ivoirien, Générations et Peuples Solidaires, avec son Président, son Excellence Guillaume Kigbafori Soro, entend gouverner autrement. Le rêve du Président Guillaume Soro pour son pays n'a jamais varié, et ce, depuis le lycée en passant par le syndicalisme estudiantinpuis par la révolution de 2002 malheureusement galvaudée par le régime RHDP.
Pour Guillaume Soro, il est important, voire urgent, de rapprocher progressivement les peuples en respectant toutes les formes de diversités. C'est seulement à ce prix que l'on pourra bâtir une nation qui adopte les valeurs modernes de solidarités, de développement et d'unité. L'organisation sociale à laquelle aspire le Président de GPS est celle qui prône le respect des diversités et qui établit entre les classes sociales, les liens nécessaires à l'éclosion de la Nation Ivoirienne. C'est un challenge que Guillaume Soro entend relever pour que notre pays prenne réellement et effectivement son envol afin de ne pas sombrer dans l'illusion de la grandeur.
Par Beda Jean-Claude
